L'HOMME D'À CÔTÉ

Conférence-spectacle sur la représentation cinématographique du sentiment amoureux au cinéma

  • Écriture, conception et interprétation : Sébastien Accart
  • Collaboration artistique : Vincent Rouche

Ce projet est soutenu par L’Arcal, les Studios de Virecourt, l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne et le Samovar.

En résidence de recherche au Samovar du 11 au 15 avril 2022. On pourra le voir le 15 avril 2022, au SAMOVAR à Bagnolet (93). Il est annoncé quelque part vers le bas de cette page du Samovar.

Un spectacle conférence

Un universitaire, historien du cinéma, présente au public ses recherches sur la représentation de l’amour. Muni de son vidéoprojecteur, il décrypte en direct la passion romantique et destructrice dépeinte sur l’écran, analyse ce qui fait courir les personnages dans des films tels que Lettre d’une inconnue (Max Ophuls, 1948), Rocco et ses frères (Luchino Visconti, 1960), Le Temps de l’innocence (Martin Scorsese, 1993) ainsi que son film fétiche, dans lequel il se reconnait : La Femme d’à côté (François Truffaut, 1981). Sommes-nous conditionné.e.s à aimer selon des codes de conduites répétés sur grand écran ? L’homme à côté des images fait résonner en boucle une phrase, un mot et recoupe les motivations amoureuses entre les différents milieux sociaux représentés, car « en amour il n’y a pas de pauvre » comme le rappelle François Truffaut.

Ces projections fantasmées ont une influence directe sur nos vies intimes, elles s’incarnent dans nos corps de spectatrices et spectateurs. La conférence interroge notre liberté à nous affranchir des trajectoires de ces archétypes romanesques, quand le regard masculin projette ses fantasmes sur la figure féminine, laquelle est façonnée en conséquence et accède au statut d’icône. Le cinéma nous montre-t-il que l’amour est le lieu où nous agissons selon notre genre ? Ou bien l’endroit où nous nous montrons les plus transgressifs et rebelles ?

En collaboration avec Vincent Rouche, clown-pédagogue, le conférencier cherche au présent et s’interroge sur le paradoxe de ces anarchistes amoureuses et amoureux qui tout en prônant leur indépendance d’esprit, n’ont d’autre désir que celui de fusionner avec l’être aimé et qui ont la folie (ou la sagesse ?) de crier : « Je ne suis pas moi sans toi ! »

Je me suis dit que le récit de ces difficultés pourrait servir à d’autres.

Sébastien Accart

Résonances

“ Devant la télévision le soir, je me demandais s’il était en train de regarder la même émission ou le même film que moi, surtout si le sujet en était l’amour ou l’érotisme, si le scénario avait une correspondance avec notre situation. J’imaginais alors qu’il voyait La Femme d’à côté en nous substituant aux personnages. S’il me disait avoir vu effectivement ce film, j’avais tendance à croire qu’il l’avait choisi ce soir-là à cause de nous et que, représentée à l’écran, notre histoire devait lui paraître plus belle, en tout cas justifiée.”

Annie Ernaux, Passion simple (1994)



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